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Le premier temps fort des interventions relatives aux 140 ans de la commune sera l'élévation d'une barricade dans le centre de Libourne.
Il a été convenu que cette action commencera le 18 mars (date du début historique de la commune) pour donner le ban d'ouverture.
le déroulement prévu est le suivant :

vendredi 18 mars : à partir de 18H des groupes fixes et/ou mobiles occupent les rues de Libourne et distribuent des plaquettes d'information invitant les personnes à participer à la construction de la barricade le lendemain

samedi 19 mars : matinée les mêmes groupes occupent les rues, distribuent les plaquettes et invitent les personnes à rejoindre la barricade munies de boites en cartons. La barricade sera élevée en début d'après-midi, dans un lieu central : angle de la rue Gambetta et de la rue Jules Favre. il est souhaitable que des intervenants artistiques ne nécessitant pas un équipement électrique (la collectore? l'echo rasl'bol? EmiAl et son orgue? Conteurs? Theâtreux? autres?) soient présent pour animer l'opération.
Il est souhaitable aussi qu'un maximum de personnes participent à cette opération si on veut que notre barricade ressemble à quelque chose; Donc commencez dès à présent à mettre de côté les boites en carton (chaussures, emballages, colis...) que vous amènerez ce jour-là et recrutez des communards autour de vous qui feront pareil.
Nous disposerons ensuite pour le 19 de la salle des fêtes où se déroulera la première session de l'université populaire.

 

Toutes les personnes qui sont fermement décidées à être présentes sont invités à le confirmer par mail. commune.140@free.fr
Les artistes sont également invités à confirmer leur présence et à préciser le contenu de leur intervention.

Ont confirmé leur présence :

César - Maryse - Jean-Luc - Christian Leduc- EmiAl et son orgue -

 

Ont proposé une animation :

EmiAl : Comme en plus c'est le week-end du Printemps des Poètes, je proposerai aussi certainement un intermède "Lire ou Dire des Poèmes des Communards !!

 
Lire un article de Jean-Luc

 

Barricade

Celles du 18 mars 1871 « ne servirent à rien » tant la révolution parisienne « se fit vite et avec si peu de violence », écrit Bernard Noël dans son Dictionnaire de la Commune. On peut penser toutefois que les barricades ont marqué le début de la Commune comme un mouvement révolutionnaire qui s’affirme d’abord dans la rue et qu’elles ont servi à solidariser les révolutionnaires dans leur engagement au sein de l’espace public. Ce sont ici des fonctions plus symboliques que réellement des options guerrières attestées. D’ailleurs Bernard Noël nous dit que le commandement militaire de la Commune ne croyait pas à l’efficacité d’une guerre de rues. Peu de barricades ont été érigées pour défendre Paris une fois que la Commune a été installée. Les communards n’étaient pas préparés à une guérilla urbaine et des barricades ont été élevées sans méthode malgré des discussions sur la forme et les dimensions différentes de ces installations selon qu’elles se trouvent barrer de grandes voies de communication ou des petites rues.

Le compte rendu de la réunion du 12 avril 1871 précise les normes de construction des barricades : profondeur du fossé : 2 mètres, largeur : selon la largeur de la voie, hauteur : 4 mètres, épaisseur en haut : 6 mètres, largeur de la banquette de tir : 2,50 mètres, talus du côté de l’ennemi : 4 mètres de base, talus montant à la banquette : 5,50 mètres, épaisseur totale : 19 mètres, hauteur du massif de pavés : 2,50 mètres…le dessus de la barricade et le dessus du massif de pavés doivent être en pente du côté de l’ennemi… Mais peu de travaux ont été entrepris pour les construire, pour éviter la dispersion des forces armées dans des travaux publics. Et l’appel aux ouvriers, à 5 francs la journée de travail, est arrivé trop tard, deux jours avant l’invasion des Versaillais dans Paris. De petites barricades ou plutôt des « petits barrages de fortune », des « loques de rempart », ont surgi pendant la Semaine sanglante qui clôture la période de la Commune. Ces barricades, dont « beaucoup furent construites par des femmes et des enfants, eurent l’efficacité du désespoir ».

Les images des barricades de la Commune sont issues de ces barrages de bric et de broc, associés à l’utopie de la révolte populaire.

Note : Les citations entre guillemets, sans précision contraire, sont extraites du Dictionnaire de la Commune de Bernard Noël, éditions Mémoire du Livre, 2000, 642 pages.